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Doo Bay, aliais Lucky Dube, 43 ans originaire d'Afrique du Sud , l'un des trois grands figure du reggae Africains a été tué par les tirs de malfaiteurs le jeudi soir vers 20H00(18H GMT) lors d'un tantative de vol de s voiture dans les banlieue de johannesburg aux yeux de ses deux enfants au moment où il était en train de déposer l'un d'entre eux en voiture à Rosettenville (banlieue au sud de Johannesburg), a précisé la police à l'AFP. Star internationale de reggae, lauréat de plusieurs prix, avait enregistré au cours de sa carrière 21 albums dont l’incontournable « Prisoner » en 1989. Cet homme atypique avait débuté en chantant du « mbaqanga », musique zouloue traditionnelle.
Inspiré par Peter Tosch, figure emblématique à l’instar de Bob Marley, il avait commencé à s’intéresser au reggae en 1985 afin de délivrer un message anti-apartheid. Son premier album « Rasta never die » avait d’ailleurs été censuré à la radio sud-africaine. Aujourd’hui, les messages sur les sites dédiés à l’artiste étaient empreints de colère et de tristesse, colère devant la brutalité de l’acte et tristesse devant la mort d’un grand artiste, emblème de la nouvelle génération.
Lors de la sortie, en avril dernier, de son album « Respect », Lucky Dube avait déclaré être « fier des progrès effectués par l’Afrique du Sud » depuis la chute de l’apartheid en 1994. Evoquant la violence, il avait néanmoins déclaré : « Nous avons essayé l’amour, l’unité, la camaraderie, mais ça ne semble pas beaucoup marcher pour nous. Il faut du respect, parce-que c’est ce dont le monde a besoin ». Ce défenseur de la paix qui s’interrogeait sur les crimes perpétrés en Afrique du Sud, a été victime de cette violence malheureusement ordinaire, dans un pays où l’on compte plus d’une cinquantaine d’homicides par jour.
,A l'âge de neuf ans, il mène la chorale de son école. Il joue ensuite dans des groupes de rock et rejoint son cousin au sein de The Love Brothers. Avec ce groupe, il enregistre un premier single en 1979. Inspiré par Peter Tosch, il commence à s'intéresser au reggae en 1984 pour délivrer un message anti-apartheid. Son premier album Rasta never die est censuré à la radio sud africaine. Il signe par la suite Think about the children qui devient un hit. En 1990, il revient avec Slave. Pendant les années 90, il enregistre une dizaine d'albums dont Prisoner, House of exile, Victims, Trinity, Serious reggae et The way it is.