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Le Temps - 70 millions d'Egyptiens attendaient, la main sur le cœur, l'entrée en lice des champions d'Afrique. Les victoires du Cameroun et de la Côte d'Ivoire avec Drogba et, surtout, Samuel Eto'o, n'inquiétaient pas outre mesure les Pharaons. Car, l'équipe la plus attendue, la plus épiée était la nôtre. Et de surcroît, le handball tunisien venait de s'asseoir sur le toit de l'Afrique, surclassant justement les Egyptiens : trop de pression pesait donc sur la sélection.
Les nôtres ne mirent pas beaucoup de temps à le confirmer : alors que nous essayions de retrouver nos repères et d'aller à l'avant (sur le flanc gauche surtout), un contre-coup et un long centrage de Muba vers Chamanga donnait une inspiration de dilettante à Boumnijel : il sort ingénument et, à presque 40 ans sonnés, on n'a plus les réflexes du dribble. Chamanga n'avait, donc, aucune difficulté à l'anticiper, à le mettre dans le vent et à marquer un but que personne n'attendait.
Que s'est-il passé dans l'axe central ? Une mésentente de plus entre Hagui et Jaïdi, un peu comme celle qui avait failli faire qualifier le Maroc à Radès.