Après une excellente saison 2003 avec l'Olympique de Marseille, l'enfant de Gnaprahio, a gravi les échelons avec une vitesse vertigineuse pour se retrouver dans le club londonien du milliardaire russe, Roman Abramovitch.
Après une saison mi-figue mi-raisin, les pétards du buteur des Eléphants semblent mouillés. Même s'il parvient à être par moments décisif, Didier Drogba semble émoussé. Cela pose la problématique de la surexploitation des joueurs.
Autant dans son équipe, Chelsea, que dans la formation ivoirienne, Didier Drogba est une pièce incontournable du dispositif des deux entraîneurs. Résultat, il est inimaginable de voir la formation type de Jose Mourinho sans y retrouver l'international ivoirien.
Aussi bien en championnat d'Angleterre qu'en ligue européenne des champions, le fer de lance de la nouvelle génération de footballeurs ivoiriens est toujours d'attaque. Idem en équipe nationale. Principal artisan de la qualification des Eléphants pour la Can et le mondial 2006, Didier Drogba n'a manqué que deux matches avec les Eléphants depuis sa première sélection en 2003.
En amical comme en compétition, l'attaquant ivoirien est toujours présent. Conséquence de cette surexploitation, un croisement des ligaments au genou que le capitaine refuse de faire opérer au risque de ne pas participer au mondial qu'il souhaite de tous ses vœux. Aujourd'hui, la prestation du buteur de Chelsea inquiète plus d'un Ivoirien. Malgré sa bonne volonté et son sens du combat, l'international ivoirien semble rattraper les conséquences de sa surexploitation.
Le mettre au repos ne semble pas traverser l'esprit de Jose Mourinho qui préfère un Drogba en mauvais état mais toujours dangereux qu'un Hernan Crespo. Reste pour les Ivoiriens à espérer que l'enfant de Gnaprahio retrouve ses sensations avant l'ouverture de la coupe du monde en Allemagne.